Obsessions et compulsions…

J’ai encore trouvé un ovni au fond de ma bibliothèque…le genre de truc qu’on feuillète d’un œil morne, plutôt pour se rassurer et pour se dire:

«Ça vaaaa, j’ai encore de la marge ! » 

  

Vaste sujet mais on s’aperçoit vite que les névroses évoluent selon les époques.

 

Par le passé, le diable était très en vogue et donc responsable de tout ce qui pouvait s’insinuer dans la petite tête d’un fidèle un peu trop lucide, évidemment ils étaient « possédés »  mais par chance ils étaient aussi « exorcisables »  donc tout rentrait dans l’ordre avec quelques lampées d’eau bénite et une ligne d’hosties…euh ils les  sniffaient ?  

 

 

Dès que le sujet des TOCS est abordé, on se sent toute suite moins seule ! On peut lire, qu’il existait un tas des gens célèbres qui en soufraient, une sorte de gotha  de ce que j’appelle la  « Timbro-guest-list » :

 

Des théologiens : Samuel Johnson et Martin Luther  (Cela ne me surprend même pas…vu leurs cogitations mystiques)

 

Des philosophes : Kant et Kierkegaard… (À force de stresser son petit pois, on devient marteau, tout le monde sait ça !)

 

Des écrivains : Dickens, Andersen, Zola, Proust… (Je l’ai toujours dit : La mélancolie tue !)

 

Des musiciens : Beethoven, Rossini, Satie, Stravinski (Alors là je suis déçue…dire que la musique apaise les fous !)

 

Moi, j’ai toujours été Wagnérienne (ce qui est normal) d’après Nietzche, la musique de Wagner pousse à son paroxysme les vrais névrosés…

 

Il faut dire que s’il y il a un passage que j’adoré, c’est celui de la description de la personnalité schizo : « Le malade est dominé par la croyance magique et des complots maléfiques qui le viseraient, il cherche donc à déchiffrer les signes dans le monde qui l’entoure » 

 

Moi, je traduirais la chose autrement : « Le malade (souvent surdoué) s’ennui comme un rat mort et s’invente des histoires pour le fun,  dans 90% des cas »

 

Comme disait mon bien-aimé Louis II de Bavière : « Il est essentiel de créer des décors où l’esprit puisse se  refugier dans une sorte d’asile poétique pour oublier les angoisses de notre affreuse époque »…dire qu’il a écrit ça au XIXe…il n’avait encore rien vu !!!

 

 

  

 

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